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	<title>La sociale</title>
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		<title>La sociale</title>
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	<item>
		<title> LES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS BOUCLENT LEUR 41e JOUR DE GRÈVE DE LA FAIM</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=413</link>
		<date>2008-08-24 08:38:18</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
A l'entame du 41e jour de la grève de la faim, les enseignants contractuels attendent toujours un geste du ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid. Une réunion extraordinaire du Cnec se tiendra aujourd'hui pour décider de la stratégie à suivre dans les prochains jours.
Lyès Menacer - Alger (Le Soir) - L'intersyndicale des fonctionnaires du secteur public a dénoncé, lors d'un point de presse organisé hier au siège du Snapap, le mépris dont sont victimes les enseignants contractuels de la part du ministre de l'Education nationale. Ses représentants se sont dit scandalisés par la dernière sortie médiatique du secrétaire général au département de Benbouzid, qualifiant ses déclarations d'&#171; indignes &#187;. L'intersyndicale a promis une rentrée sociale &#171; chaude &#187;, si le conflit ne sera pas réglé d'ici septembre prochain. Le représentant du Snapap, Mechri Mohamed, a déclaré que &#171; nous sommes étonnés du traitement réservé par le ministère de l'Education au problème des enseignants contractuels et qui a adopté la politique du mépris et de la fuite en avant &#187;. L'orateur accuse le secrétaire général du ministre de tutelle de tenir des propos qui ternissent l'image du Snapap et sa réputation. Le secrétaire national, chargé à l'information et à la communication, du Cnapest, Boudiba Messaoud, a regretté aussi la réaction du représentant de Benbouzid, intervenue au 35e jour de la grève de la faim. &#171; Nous dénonçons cette façon d'agir de la part du ministère de l'Education qui, au lieu de recevoir les enseignants contractuels, a préféré garder le silence. Nous regrettons également le refus de Benbouzid d'ouvrir un dialogue, proposé par le président d'honneur de l'Union nationale des associations des parents d'élèves, Mebarki Boualem &#187;, a-t-il indiqué. Le représentant du Cnapest a estimé inadmissible et inhumain le refus du ministre de l'Education d'engager des discussions directes avec le Cnec afin de trouver un dénouement heureux à un conflit qui risque d'engendrer des morts au sein des 55 enseignants grévistes de la faim. &#171; Faut-il qu'il y ait mort d'hommes pour intervenir ? &#187; M. Boudiba a affirmé que son organisation a remis plusieurs propositions à Benbouzid, lui demandant l'organisation d'un concours pour les enseignants contractuels seulement. Mais toutes les démarches entamées par le Cnapest n'ont pas abouti, a ajouté Boudiba. Mebarki a tenu à déclarer, quant à lui, que ses tentatives d'obtenir un rendez-vous avec le ministre de l'Education ou son SG ont été vaines. Par ailleurs, le porte-parole du CLA, Boukhouta Mohamed, a violemment dénoncé la politique du pouvoir à répondre aux cris de détresse de ses gouvernés par la matraque. &#171; Le pouvoir algérien n'a pas la culture du dialogue mais celle de la matraque. A chaque crise sociale, celui-ci n'essaye jamais de lui trouver une solution durable, mais préfère pousser la situation au pourrissement &#187;. L'intervenant a saisi l'occasion pour rappeler que &#171; le ministère de l'Education doit assumer ses responsabilités en cas d'aggravation de la situation et de mouvement de protestation à la rentrée prochaine &#187;. La lutte des enseignants grévistes de la faim ne sera jamais vaine, a assuré le représentant du CLA encore. Il faut rappeler que les enseignants contractuels ont entamé une grève de la faim depuis le 14 juillet dernier, comme ultime recours, pour leur intégration sans passer par la voie de concours. Certains d'entre eux exigent aussi le paiement de leurs salaires, bloqués depuis trois ans. C'est le cas de 1400 enseignants de Béjaïa qui n'auraient pas perçu leur salaire depuis plus de trois ans, affirment les représentants du Conseil national des enseignants contractuels (Cnec). Cette organisation syndicale affirme qu'elle envisage de tenir aujourd'hui une session extraordinaire pour décider la stratégie à suivre pour les prochains jours. Le Cnec pourrait en fait demander aux grévistes de la faim de suspendre leur grève en raison de leur état de santé qui se dégrade de jour en jour. L'Intersyndicale a dénoncé, à ce propos, l'absence d'assistance médicale et le refus du ministre de tutelle de recevoir la délégation des enseignants contractuels dont le nombre est estimé à 45 000 au niveau du territoire national.
L. M.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dix grévistes de la faim hospitalisés
Dix enseignants contractuels, en grève de la faim depuis 41 jours, ont été transférés dans des centres hospitaliers spécialisés en hémodialyse, suite à la dégradation de leur état de santé, ont indiqué hier les syndicalistes du Snapap et du Cnec. Ces derniers ont affirmé être contraints de recourir aux cotisations des collègues enseignants et d'autres personnes pour prendre en charge les frais de cette hospitalisation au sein des établissements privés. Notons que, depuis le début de la grève de la faim, le 14 juillet dernier, les enseignants contractuels affirment n'avoir reçu l'aide ni du ministère de la Santé, ni celle de la Solidarité ou encore du Croissant- Rouge algérien. Devant le vide laissé par ces institutions publiques et organisations &#171; humanitaires &#187;, ce sont des retraités de la Fonction publique, venus d'Oran, de Tamanrasset et d'autres régions du pays, qui savent le mieux exprimer leur solidarité avec les enseignants contractuels.
L. M. &lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-08-24T06:38:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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	<item>
		<title>La ronde des délocalisations</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=412</link>
		<date>2008-08-08 10:29:04</date>
		<description>Devant l'augmentation (plus rapide que prévue) du coût du travail en Chine, Adidas envisage de transférer sa production vers des pays à coûts plus faibles (Vietnam, Laos Cambodge). Il est vrai que le salaire chinois de base à Shenzen atteint la somme fabuleuse de 1000 yuans (soit ...93€) par mois !</description>
		<dc:date>2008-08-08T08:29:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Noam Chomsky : &quot;Il y a toujours une lutte des classes, prête à exploser&quot;</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=411</link>
		<date>2008-08-02 00:07:47</date>
		<description>&quot;En fait, les Etats-Unis sont loin d'être un pays fasciste, ça c'est une mauvaise analogie. Mais la similitude avec les techniques de propagande fasciste est frappante et n'est pas fortuite. Les Nazis, explicitement, consciencieusement et ouvertement ont adopté les techniques de la publicité commerciale étatsunienne. Ils ne s'en sont pas cachés. Ils ont pris quelques idées simples pour les marteler sans cesse tout en leur donnant un côté &#171; glamour &#187; - c'était la technique employée par la publicité commerciale aux Etats-Unis dans les années 20 et ce modèle fut explicitement adopté par les Nazis. Et c'est sur ce même modèle qu'est basée la propagande commerciale aujourd'hui.&quot;</description>
		<dc:date>2008-08-01T22:07:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Honte</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=410</link>
		<date>2008-08-01 21:57:53</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Voici une information qu'on peut trouver sur le site du &quot;Nouvel Obs&quot; :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Des résidents belges passent
leurs vacances en rétention
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;NOUVELOBS.COM | 01.08.2008 | 12:54&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Venus passer deux semaines de vacances en France, un couple équatorien et leur fillette, qui résident tous légalement en Belgique, ont été arrêtés à Cherbourg avant d'être internés au centre de rétention de Rennes.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un couple équatorien et leur fillette, en vacances en France et résidents réguliers en Belgique, ont été arrêtés le 25 juillet à Cherbourg, puis internés au centre de rétention de Rennes qu'ils doivent quitter vendredi 1er août, a-t-on appris auprès de la Cimade.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Nous avons été traités comme des criminels&quot;, s'est indigné Suntaxi Diaz, contactée par l'AFP, après une semaine passée au centre de rétention administrative (CRA) alors que, selon elle, leurs papiers belges sont en règle et que leur fille de deux ans est de nationalité belge.
Venus passer deux semaines de vacances en France, le couple avait été contrôlé à Cherbourg vendredi dans sa voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;On a été traités comme des assassins&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les policiers ont constaté que &quot;nous n'avions pas les papiers de notre fille et que nous ne pouvions pas prouver que nous étions sur le territoire français depuis moins de 3 mois [du fait de l'absence de contrôle aux frontières dans le cadre de l'espace Schengen, ndlr]. Ils nous ont donc conduits au commissariat pour des vérifications&quot;, raconte Suntaxi Diaz.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Dès vendredi soir, les autorités belges avaient confirmé que la fillette était de nationalité belge et que les documents du couple étaient en règle. On aurait pu leur dire de rentrer chez eux&quot;, s'est insurgé Damien Nantes, représentant de la Cimade, seule ONG autorisée dans les CRA.
Mais le préfet de la Manche a pris un arrêté de reconduite à la frontière et la famille a été placée en rétention à Cherbourg, puis transférée à Rennes, selon la même source.
&quot;Je ne comprenais pas pourquoi on nous gardait. On a été traités comme des assassins, pris en photo et fouillés&quot;, a expliqué Suntaxi Diaz. &quot;Mon mari a dû se dévêtir et ils m'ont également demandé de le faire&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
Permis de conduire équatorien expiré&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La famille devrait être reconduite à la frontière belge vendredi par la police. Elle devra cependant laisser son véhicule en France. &quot;On nous a dit que nous devons demander un visa pour revenir le chercher&quot;, a ajouté Suntaxi Diaz.
De son côté, la préfecture de la Manche a précisé que la famille avait été interpellée lors d'un contrôle routier et que le conducteur avait présenté un permis de conduire militaire équatorien expiré. &quot;Il ne justifiait donc pas du droit à conduire sur le territoire français&quot;, souligne la préfecture dans un communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le couple a également présenté &quot;une attestation d'immatriculation délivrée par les autorités belges et un passeport équatorien dépourvu de visa, ne permettant pas de séjourner en France&quot;, selon la même source.
Pour Damien Nantes, il s'agit d'&quot;une situation dramatique et absurde&quot;, dans un &quot;contexte de fixation d'objectifs d'expulsions dans chaque préfecture&quot;. (Avec AFP)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est des jours, comme ça, où l'on a honte d'être Français. MM. Sarkozy, Hortefeux et &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;tutti quanti&lt;/i&gt; doivent vraiment détester notre pays pour s'acharner ainsi à salir les traditions qui en faisaient la grandeur.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-08-01T19:57:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Encore un socialiste au secours du gouvernement de la droite</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=409</link>
		<date>2008-07-31 23:04:49</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le socialiste Gérard Bapt approuve plusieurs pans du plan de l'assurance-maladie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;AFP - Jeudi 31 juillet, 00h01&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;PARIS&lt;/strong&gt; (AFP) - Le député socialiste de Haute-Garonne Gérard Bapt a affirmé mercredi approuver plusieurs volets du plan de redressement des comptes de l'assurance-maladie présenté par le gouvernement, se démarquant de la position officielle du PS, qui a dénoncé un &quot;énième plan de rafistolage&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un communiqué, M. Bapt, rapporteur spécial du budget de la Santé, &quot;approuve la mise en place d'une contribution sociale patronale sur les revenus de participation et d'intéressement&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Il ressort du principe de solidarité que ces revenus qui progressent 2 à 3 fois plus vite que les salaires soient progressivement astreints aux mêmes prélèvements sociaux&quot;, écrit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le député PS juge &quot;néanmoins regrettable&quot; que la décision du gouvernement &quot;n'ait pas également concerné les revenus distribués au titre des retraites chapeaux et des indemnités de départ dont vont par exemple bénéficier les dirigeants d'Alcatel-Lucent&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M. Bapt &quot;approuve également la taxation des réserves des organismes d'assurance complémentaire, qui doit servir à réduire le nombre d'assurés renonçant aux soins devant un reste à charge trop important au regard de leur revenu&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il demande enfin au gouvernement de &quot;préciser la nature des recettes supplémentaires permettant à la CADES (Caisse d'amortissement de la dette sociale) de prendre en charge les 9 milliards d'euros de dette sociale, pénalisant par de lourds frais financiers la trésorerie de l'ACOSS&quot; (Agence centrale des organismes de sécurité sociale).&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-07-31T21:04:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Quand Philippe Val, Charlie Hebdo et BHL maltraitent la liberté d'expression... </title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=408</link>
		<date>2008-07-24 06:50:22</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Acrimed soutient Siné&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Grégory Rzepski&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Acrimed est solidaire du dessinateur Siné dont le congédiement de Charlie Hebdo constitue une atteinte évidente à la liberté d'expression. Nous reviendrons plus longuement sur cette &#171; affaire &#187; dans de prochaines publications. En attendant, quelques remarques incidentes [1]...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De Philippe Val, il n'y a rien à dire. Rien à dire de ses pratiques de journalistes ou de patron de presse, de ses passions éradicatrices, de sa fausse impertinence, de son goût pour le débat contradictoire ; rien à dire du moins qui n'ait déjà été écrit depuis de nombreuses années par Acrimed, PLPL, Le Plan B, CQFD ou, plus récemment, par Bakchich, Télérama ou même le site Nouvelobs.com.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur Bernard-Henri Lévy, il n'y a rien à ajouter. Rien à ajouter depuis trente ans que dure et perdure l'imposture. Constant dans la calomnie et l'exhibitionnisme, BHL a apporté son soutien à Philippe Val dans une tribune publiée par Le Monde daté du 22 juillet 2008. Ce n'est guère surprenant, tant leur connivence le dispute à une mutuelle aversion pour la gauche de gauche et une commune affection pour l'humanitarisme de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a dire, en revanche, du Monde et de Charlie Hebdo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Relever notamment que l'un des principaux quotidien français (après Le Parisien-Aujourd'hui et Le Figaro), sinon le plus &#171; prestigieux &#187;, ne publie rien sur l'&#171; affaire &#187; pendant plusieurs jours puis accorde à BHL une tribune avec un appel de &#171; une &#187; évoquant sans précaution ni distance &#171; le texte antisémite de Siné &#187;. Une tribune truffée de procès d'intention. Un seul exemple : l'ex-nouveau philosophe écrit que Siné aurait donné &#171; à son journal une chronique où il dit, en substance, que la conversion au judaïsme est, dans la France de Sarkozy, un moyen de réussite sociale &#187; quand Siné moquait l'arrivisme d'un jeune homme envisageant une conversion religieuse pour épouser une héritière.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le &#171; quotidien de référence &#187; ne s'embarrasse pas non plus d'un texte aux raccourcis historiques cousus de fil blanc. Ainsi, quand l'emphase &#171; béachélienne &#187; s'emporte contre les &#171; ambiguïtés d'une tradition [celle dont se revendiquerait Siné] dont une des spécialités a toujours été, justement, de passer de la rage tous azimuts à sa concentration antisémite : les anarcho-syndicalistes du début du XXe siècle ; les partisans de l'action directe proposant, soixante-dix ans plus tard, de &quot;jeter&quot; les Juifs sur &quot;le fumier de l'Europe&quot; (Ulrike Meinhoff, dirigeante de la Bande à Baader)... &#187; Il y a vingt-sept ans, un homme de droite (Raymond Aron) diagnostiquait avec justesse le problème &#171; BHL &#187; : &#171; la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et des démérites des vivants et des morts, l'ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement [2]. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La direction du Monde, pour sa part, s'accomode de la boursouflure. Tout comme celle de Charlie Hebdo. Mais son patron ne peut être tenu pour seul responsable de la capilotade dans laquelle s'est mis l'hebdomadaire. Depuis des années, le silence que se sont imposés les dessinateurs autorise Val à capter l'héritage du journal satirique pour le normaliser. Aujourd'hui, un pas est franchi. Le directeur a obtenu des principaux dignitaires du titre (Bernard Maris, directeur adjoint de la rédaction ; Gérard Biard, rédacteur en chef ; et Charb, rédacteur en chef adjoint [3]) qu'ils co-signent une &#171; note aux lecteurs &#187; déplorant que Siné ait porté &#171; atteinte &#187; aux &#171; valeurs essentielles &#187; de Charlie Hebdo. La même note ajoute : &#171; Il était prévu que la rédaction [le] réprouve sobrement et qu'[il] s'en explique et s'en excuse &#187; mais &#171; finalement il a refusé &#187;. Et les trois commissaires politiques de conclure : &#171; Nous regrettons la décision de Siné. Nous regretterons aussi Siné &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Regretterons nous Charlie Hebdo ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Grégory Rzepski.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-07-24T04:50:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Des militants anti-apartheid juifs sud-africains &quot;choqués&quot; par leur visite en Cisjordanie occupée</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=407</link>
		<date>2008-07-20 11:48:19</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
LE MONDE | 19.07.08 | 14h19 • Mis à jour le 19.07.08 | 19h14&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;JÉRUSALEM CORRESPONDANT&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Andrew Feinstein n'était jamais venu en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Sud-Africain et juif, il a perdu sa mère et ses dix frères et soeurs dans l'Holocauste. Il a été très impressionné par le mémorial de Yad Vashem et l'évocation d'Auschwitz, où a péri sa famille. Cet ancien député de l'ANC (African national Congress) a également été très marqué par ce qu'il a vu à Hébron : les colons qui insultent et jettent des pierres sur les Palestiniens, qui s'en prennent à cette délégation venue se rendre compte sur place de la réalité des choses. &quot;Comment, au nom du judaïsme, peut-on se comporter de cette manière ? Comment peut-on transformer en ville fantôme un quartier commerçant arabe pour protéger quelques centaines de colons ?&quot;, s'interroge-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec un groupe de 22 Sud-Africains, défenseurs des droits de l'homme, membres de l'ANC, magistrats, journalistes, syndicalistes, écrivains, blancs, noirs, indiens, une dizaine de juifs, Andrew Feinstein a, pendant cinq jours, du 6 au 10 juillet, sillonné les territoires occupés de Hébron à Naplouse, en passant par Jérusalem et la &quot;barrière de sécurité&quot;, rencontré des organisations de défense des droits de l'homme, visité Tel Aviv, tenté d'appréhender le conflit israélo-palestinien. Il ne s'agissait pas de trouver des solutions, ni de juger, encore moins de faire des comparaisons avec le régime de l'apartheid que tous ont connu et subi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Il n'est pas question de dénier à Israël le droit d'exister, mais je dois avouer que je suis choqué par ce que j'ai vu&quot;, déplore Geoff Budlender, lui aussi juif. Ce juriste a été frappé par l'extension de la colonisation, par &quot;la façon de traiter un peuple comme s'il était de seconde classe, par les pesanteurs de l'occupation militaire et le contrôle de tous les aspects de la vie quotidienne des Palestiniens, par la séparation de plus en plus marquée de deux communautés&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Geoff Budlender se refuse à &quot;faire l'analogie avec le système d'apartheid&quot;, estimant que ce n'est pas &quot;approprié&quot;. Mais Barbara Hogan, qui a passé huit ans dans les prisons sud-africaines parce qu'elle protestait contre la ségrégation raciale, a été stupéfaite de constater qu'existaient en Cisjordanie des routes séparées pour les colons et pour les Palestiniens, que ces derniers devaient obtenir des permis de l'administration israélienne pour se déplacer, ce qui lui a rappelé le système des &quot;pass&quot; pour les Noirs en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Les non-Blancs vivaient dans des zones séparées, mais il n'y a jamais eu en Afrique du Sud de routes séparées, de &quot;barrière de sécurité&quot;, de check-points, de plaques d'immatriculation différentes, de cantonnements dans des zones délimitées&quot;, s'étonne cette députée de l'ANC. &quot;Tout cela est absurde et je me demande jusqu'où cela va aller, ce que ça va donner&quot;, s'interroge Barbara Hogan, qui se dit &quot;choquée&quot; par ce qu'elle a vu dans les rues de Hébron : &quot;l'injustice, la haine, le désespoir&quot;. Elle se souvient de &quot;la crainte dans les yeux des enfants&quot;, du silence régnant dans les rues du camp de Balata, à Naplouse. &quot;Cette ville est assiégée. Les militaires contrôlent toutes les collines, tous les check-points. On ne peut pas entrer et sortir comme l'on veut. Cela n'a jamais existé en Afrique du Sud&quot;, ajoute Nozizwe Madlala-Routledge, ancienne vice-ministre de la santé et députée de l'ANC.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui a frappé ces vétérans de la lutte anti-apartheid est le poids de l'occupation, l'importance des restrictions et la volonté d'établir une séparation complète. &quot;La présence de l'armée partout, ces files d'attente aux check-points, ces raids de soldats sont pour moi pire que l'apartheid. Cela ne fait aucun doute. C'est plus pernicieux, plus sophistiqué grâce aux ordinateurs, qui n'existaient pas à l'époque. Ce sont des méthodes déshumanisantes&quot;, insiste le juge Dennis Davis. Ce n'est pas son premier voyage et il trouve la situation &quot;plus sombre qu'elle n'a jamais été&quot;. &quot;J'ai l'impression que nous sommes en 1965 en Afrique du Sud, lorsque la répression s'est intensifiée après la condamnation de Nelson Mandela. Il a passé vingt-sept ans en prison. A Naplouse, Saïd Al-Atabeh (membre du Front populaire de libération de la Palestine, condamné à perpétuité pour des attentats perpétrés en 1977 et qui avaient fait un mort et des blessés) est incarcéré depuis trente et un ans. Après le jugement de Mandela, il a encore fallu vingt ans pour que des sanctions internationales soient imposées contre le régime de l'apartheid. Ici, je ne vois aucune solution en perspective&quot;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Le bout du tunnel est plus noir que noir&quot;, renchérit Mondli Makhanya, rédacteur en chef du Sunday Times, l'hebdomadaire dominical le plus populaire d'Afrique du Sud, avant d'ajouter : &quot;Nous, nous savions qu'un jour, cela allait se terminer, que les lois de l'apartheid allaient disparaître. Ici, ce n'est pas codifié, c'est l'occupation qui fait que le Palestinien est un être de seconde zone.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le terme d'&quot;apartheid&quot;, considéré comme un outrage en Israël, est utilisé avec précaution par ces hommes et ces femmes qui se souviennent qu'il n'y a pas si longtemps, ils étaient encore qualifiés de &quot;terroristes&quot; par le gouvernement blanc sud-africain, rappelle Barbara Hogan. Ils se refusent aussi à parler de &quot;racisme&quot;, de &quot;colonialisme&quot;, &quot;car nous ne sommes pas là pour juger mais pour nous informer&quot;, se défend Geoff Budlender, qui se déclare surpris de constater que &quot;les Palestiniens veulent encore croire à une solution&quot;. &quot;Mais, ajoute-t-il, lorsque vous voyez ce chapelet de colonies sur la route de Naplouse et que vous vous heurtez partout au &quot;mur de séparation&quot;, on se dit que cela ne va pas être simple.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'est de la Cisjordanie, la petite troupe de Sud-Africains s'est rendue à Biddo, à Bilin et à Budrus pour voir de près à quoi ressemble la &quot;barrière de sécurité&quot; dont Dorit Beinisch, président de la Cour suprême, leur avait dit qu'elle avait permis d'éliminer les attentats-suicides. A peine sur place, le groupe a été prié de reculer à bonne distance par des militaires israéliens arrivés immédiatement à bord de jeeps. &quot;Si vous ne vous dispersez pas, cela sera considéré comme une manifestation et nous devrons agir en conséquence&quot;, a lancé au mégaphone le plus gradé. Les Sud-Africains sont repartis écouter les responsables des villages qui leur ont raconté de quelle manière ce qu'ils appellent le &quot;mur de l'apartheid&quot; avait &quot;pourri&quot; leur vie. &quot;Je comprends parfaitement la peur des juifs, mais elle ne peut justifier ce qui se passe&quot;, conclut Andrew Feinstein avant d'ajouter : &quot;Et je trouve très triste que cela se fasse au nom du judaïsme.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Michel Bôle-Richard
Article paru dans l'édition du 20.07.08&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-07-20T09:48:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Congrès du PS : la nouvelle nomenklatura</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=406</link>
		<date>2008-07-11 07:58:31</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Bon connaisseur du PS, Mélenchon décrit sur son blog ce qui commande le prochain congrès du PS :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voici le c&#339;ur des intrigues actuelles. Chacun des grands prétendants de l'ex majorité du parti essaie de former un rassemblement de notabilités suffisant pour séduire les grands seigneurs féodaux des grosses fédérations. Le premier qui y parviendra provoquera un effet de bascule qui fera de lui la première motion du parti, celle qui arrive en tête et donc a le droit statutaire de proposer la synthèse à qui lui plait et de rejeter les autres dans le néant des humiliations et spoliations les plus raffinées. Pour jouer à ce jeu, faute de ligne différentes à proposer, il faut fédérer contre une tête à claque. D'abord ce fut Ségolène Royal. Ca le reste. Tous les grands ne veulent pas d'elle. Ou seulement comme subalterne. A présent, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;mezzo voce&lt;/i&gt;, le curseur se déplace pour savoir où couper l'omelette sur l'autre bord. Une autre tête à claque est pointée. C'est de nouveau Laurent Fabius, l'éternel pestiféré. Une fois cela fixé on peut comprendre comment le mouvement brownien se fait et se défait à la surface de l'eau bouillonnante du congrès. Les habiles qui occupent le devant de la scène médiatique ne sont pas les acteurs décisifs de la partie. Une mutation sans précédent s'est opérée. Sur fond de fichier électoral faussé par l'inscription des dizaine de milliers d'adhérents a 20 euros, les poids lourds sont ceux qui tiennent le terrain. Ce sont les édiles de proximité, des communes, syndicats intercommunaux, comités d'agglomération, comité de pays, société d'économie mixte. Bref toute la machine qui gouverne 60 % de la population du pays, les deux tiers des départements, toutes les régions, la majorité des villes de plus de 5000 habitants, toutes les agglomérations de plus de 500 000 habitants : élus, conseillers, administrateurs, hiérarchies administratives tout un peuple convenu, en costard cravate et tailleurs interchangeables, pétri de certitudes administratives et de préjugés technocratiques, raisonnablement jouisseur de carte d'essence, véhicules de fonction, téléphones portables, signature dans les restaurants et vacances subventionnées, tous dépendants les unes uns des autres et vice versa. Nouveauté : cette innombrable nomenclature du parti s'est progressivement autonomisée. Elle se pense en tant que catégorie centrale et essentielle. Ma thèse est que c'est elle qui va faire non seulement la décision comme tous les connaisseurs le savent déjà, mais encore qu'elle imposera un personnage à son image.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Excellent. Comme d'habitude, Mélenchon est excellent dans l'analyse. Ici le sociologue a le regard aigu. Mais comme d'habitude, Mélenchon va continuer de jouer le rôle qui lui imparti dans cette mascarade du congrès, où la bourgeoisie rose va à nouveau s'imposer.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-07-11T05:58:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
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		<title>Déclaration de la coordination populaire colombienne à Paris</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=405</link>
		<date>2008-07-06 21:44:35</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Ingrid Bétancourt est libre. La Coordination populaire colombienne (CPCP) à Paris s'en réjouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comités qui l'ont soutenue. C'est un épilogue heureux après plus de six ans d'attente.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le peuple colombien est toujours otage.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le &#171; triomphe &#187; des militaires et du gouvernement d'Uribe n'est pas une bonne nouvelle pour nous : C'est une légitimation de la logique guerrière et des pratiques totalitaires. Une bulle médiatique de plus qui permet d'occulter la para militarisation du régime, la violation quotidienne des Droits de l'Homme, les assassinats systématiques des opposants politiques, syndicalistes, journalistes, défenseurs des Droits de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous ne pouvons oublier qu'en Colombie, près de quatre millions de personnes ont été déplacées de force à l'intérieur du pays, en majorité à cause des groupes paramilitaires. Ces groupes, qui agissent seuls ou avec des membres des forces armées, ont fait disparaître au moins 15.000 personnes ; ils les ont enterrées dans plus de 3.000 fosses communes ou ils ont jeté leurs cadavres dans les fleuves. Ils ont assassinés plus de 1.700 indigènes, 2.550 syndicalistes et plus de 5.000 membres de l'Union Patriotique. Régulièrement, ils torturent leurs victimes avant de les tuer.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres et ils ont volé plus de six millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur supposée &quot;démobilisation&quot;, ils ont assassiné 600 personnes chaque année. Ils ont réussi à contrôler 35% du Parlement. De 2002 à aujourd'hui, des soldats de l'Armée régulière ont commis plus de 950 exécutions, la plupart en &quot;maquillant&quot; des paysans en guérilleros. Récemment, en janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides alors que l'Armée a perpétré 16 exécutions extralégales. Depuis le début de cette année, 28 syndicalistes ont été assassinés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Colombie, les agents de l'Etat et les paramilitaires violent les Droits de l'Homme et le droit humanitaire. De nombreux groupes paramilitaires ne se sont pas démobilisés. Maintenant ils se font appeler &quot;Aigles Noirs&quot;. De nombreux para politiques ont des charges publiques ou diplomatiques. En septembre 2007, il y avait 39 affaires. Aujourd'hui, en juillet 2008, il y a plus de 60 parlementaires et hauts fonctionnaires mis en cause dont bon nombre sont en prison). Le président Alvaro Uribe lui-même et son entourage sont mis en cause. L'élection présidentielle de 2006 menace d'être invalidée par une sentence de la Cour suprême de justice après qu'une parlementaire ait été reconnue coupable de subornation par cette même cour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec la libération d'Ingrid Betancourt par les militaires, c'est &quot;La Mano Fuerte&quot; qui gagne. Nous ne pouvons que regretter que la guerrilla n'ait pas libérés plus tôt tous les otages. Ou mieux, qu'elle n'ait jamais eu recours aux enlèvements. Cette victoire est un coup très dur pour les guerrilleros, mais c'est surtout un coup terrible pour l'opposition politique démocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il va être encore plus difficile de faire entendre une voix divergente dans ce pays en faveur d'une solution politique du conflit, de l'échange humanitaire des prisonniers, en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation intégrale pour les victimes. Alors oui : Bravo pour Ingrid. Mais nous pleurons pour la Colombie, sans pour autant baisser les bras.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-07-06T19:44:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Le social-libéralisme à l'oeuvre à Paris</title>
		<link>http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=404</link>
		<date>2008-07-05 07:36:02</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Paris : non à la privatisation de la collecte des ordures ménagères ! Communiqué de la CGT - Rassemblement le 7 juillet. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous publions ci-dessous un communiqué de la CGT du NETTOIEMENT, publié le 2 juillet sous le titre : Service public à la poubelle. La collecte des ordure ménagères dans le collimateur de la Mairie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Maintenant qu'il a été conforté pour son 2ème mandat, le Maire de Paris a décidé de ne plus faire dans la dentelle en rendant publique la veille des vacances, son intention d'étoffer le secteur de la collecte privée des ordures ménagères qui concernait jusqu'à présent 8 arrondissements et qui pourra si le projet est concrétisé, toucher 12 arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi est programmée la privatisation de la collecte dans les 3ème, 9ème, 16ème et 19ème arrondissements, privatisation qui doit faire l'objet d'un vote du Conseil de Paris le lundi 7 juillet 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le projet se traduirait, s'il n'est pas rapporté, par le redéploiement immédiat de 250 éboueurs et, à plus ou moins long terme, par la suppression de 130 emplois statutaires d'éboueurs, sans compter les 90 conducteurs de bennes dont l'emploi et le devenir sont plus que menacés, ce qui compromet gravement une quelconque remunicipalisation à court terme, de ce périmètre d'activité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dès que la nouvelle a été portée à notre connaissance, la CGT a décidé, en concertation avec d'autres syndicats (FSU, FO, CFTC, UNSA) de boycotter le CTP central ainsi que la réunion du CSAP prévus respectivement les 26 et 27 juin 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors de l'audience accordée le 30 mai 2008, Madame Errecart, nouvelle adjointe au maire chargée du personnel ne parlait que du service au public et non du service public, ce qui était déjà significatif quant aux arrière-pensées de la majorité municipale. De là à penser que celle-ci pouvait profiter de la période des congés pour entamer le processus de privatisation ...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Disons tout net qu'en matière de dialogue social, on aurait pu faire beaucoup mieux mais nous voilà désormais avisés pour l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans son contenu, la délibération, soumise au vote du Conseil de Paris et qui était visiblement bien ficelée avant l'annonce de la mesure, prévoit que le contrat confiant la collecte à une entreprise privée aurait une durée de 7 ans alors que d'ordinaire, celle-ci était de 4 ans, ce afin de permettre au futur délégataire d'amortir l'achat des bennes sur 7 ans. Encore un cadeau aux entreprises privées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des groupes politiques faisant partis de la majorité municipale ont déjà témoigné de leur soutien sur notre démarche syndicale. Cela se traduira à priori par un vote contre ces délibérations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ceci nous conforte à penser qu'un autre service public est possible, si l'on s'en donne les moyens...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;D'AUTRES SERVICES EN DANGER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des secteurs importants de la Ville ont été, par le passé, privatisés : production et distribution de l'eau, (dont la gestion vient d'être vivement dénoncée par une association de consommateurs), pompes funèbres, service de déménagement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout se passe comme si les secteurs rentables pour la Ville et donc pour la population, devaient nécessairement, quelle que soit la majorité municipale, échoir au secteur privé au détriment du service public, seul garant de l'égalité des droits quelle que soit la fortune du citoyen.
En ce moment même, un secteur d'une importance capitale pour la recherche est en passe de disparaître pour cause de non intérêt de la Ville ; il s'agit du CRECEP (centre de recherche d'expertise de contrôle de l'eau) dont le rôle est de veiller à l'état sanitaire de l'eau et d'anticiper sur les dégâts biologiques résultant de toutes sortes de pollutions. C'est un laboratoire qui était en mesure de rivaliser avec les plus grands tant ses services étaient réputés pour leur qualité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or ce service public est condamné par la Ville avec pour conséquence le licenciement de 84 salariés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
UNE LOGIQUE LIBÉRALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand on sait, par ailleurs, que les agents précaires qui vivent au jour le jour, avec l'épée de Damoclès, et qui sont en augmentation de plus de 30% en 2007, on se demande si finalement, après un tel bilan, le Maire de Paris, en dépit de ses déclarations, n'aurait pas définitivement renoncé au maintien du service public à Paris, lui qui récemment, soutenait l'action des élus de la Creuse, démissionnaires de leur mandat afin de protester contre la désertification de leur région en matière de services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et puis, on ne peut qu'être songeur quand il évoque le concept &#171; d'efficacité de gauche &#187;. Si cette efficacité doit aboutir à la suppression de centaines d'emplois publics au profit d'entreprises privées dont les actionnaires ne pensent qu'à faire travailler leur argent sur le dos des salariés, on se dit décidément, que la gestion des affaires publiques devrait être sous surveillance constante des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est tout l'enjeu de la pérennité du service public
Parce que le service public est notre richesse car il est le gage de l'efficacité pour tous à condition de disposer d'effectifs en suffisance, le secteur de la petite enfance, depuis quelques années, n'a cessé de mener des luttes afin de réserver aux familles, un service digne de notre temps, pour le meilleur avenir des enfants.
C'était difficile mais c'était notre responsabilité.
Nous vous appelons, tous, employés, usagers à exprimer votre colère contre les mesures de privatisation, votre soutien aux personnels de la Ville touchés par les privatisations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE LUNDI 7 JUILLET à 9 HEURES&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;DEVANT L'HOTEL DE VILLE&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est urgent d'agir&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Syndicat C.G.T. du NETTOIEMENT (EBOUEURS - C.E.N. - A.E.N).
Publication : vendredi 4 juillet 2008&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2008-07-05T05:36:02Z</dc:date>
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